L'OBSERVATOIRE SOCIAL MEDIA

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Faire rayonner le français via les réseaux sociaux, l'objectif a de quoi séduire. D'autant que la francophonie est loin d'avoir fait de ces outils de "soft power" un moyen de rayonner à travers le monde !

En 2018, destination le français! Comment la langue française résiste t-elle à l'usage des réseaux sociaux? C'est l'une des questions que pose l'Institut français qui part à l'assaut du numérique avec une floraison de projets. Parmi les initiatives, une consultation citoyenne et professionnelle sur la langue française et le plurilinguisme. L'Observatoire du Web social que je dirige depuis 2014 livre un premier bilan.

Mis en œuvre en janvier 2018 par l'Institut français, établissement public en charge du rayonnement culturel de la France à l'étranger, le projet "Mon idée pour le français" connaît déjà un franc succès sur la toile. "Le site a reçu plus de 40.000 visiteurs et nous avons recueilli plus de 2000 idées pour promouvoir la langue française et le plurilinguisme!" s'enthousiasme Pierre Buhler, président de l'Institut. Jusqu'au 20 mars, journée de la francophonie, chacun est appelé à contribuer s'il le souhaite à cette "consultation citoyenne". Les auteurs des propositions jugées les plus innovantes seront ensuite invités à participer à deux journées de rencontres et de débat organisées à Paris, avant la remise d'un rapport officiel au Président de la République. L'une des 7 tables rondes prévues étant consacrée aux réseaux sociaux et aux communautés.

Faire rayonner le français via les réseaux sociaux, l'objectif a de quoi séduire. D'autant que la francophonie est loin d'avoir fait de ces outils de "soft power" un moyen de rayonner à travers le monde! C'est ce qu'il ressort de l'étude de L'Observatoire du Web social que j'ai réalisée du 1er janvier au 31 décembre 2017 en partenariat avec Talkwalker, acteur majeur du Social Media Monitoring, grâce à son nouvel outil Quick Search qui permet de conduire des requêtes complexes à partir de groupes de mots et en captant une grande qualité de données.

Si les anglo-saxons sont – sans surprise – les plus actifs avec 52 milliards de publications en 2017, les hispanophones apparaissent 4 fois plus actifs que les francophones sur les médias sociaux: 61 millions d'auteurs uniques se sont exprimés en langue française en 2017 contre 67 millions en langue espagnole. 3 milliards de citations ont été publiées en langue française en 2017 contre 12 milliards en espagnol. Des hispanophones plus présents que les francophones sur les réseaux sociaux, c'est aussi ce qu'a révélé l'étude web social de l'opération croisée très spectaculaire de la Saison culturelle France-Colombie. Quelques chiffres qui donnent l'étendue de ce hiatus. À suivre...

 

Le Conseil des ventes volontaires de meubles aux enchères publiques (Conseil des Ventes), autorité de régulation indépendante française, a confié à l'agence de marketing d'influence Smiling People la réalisation d'une étude sur les enjeux du web social, avec pour mission de déterminer les leviers de visibilité. 2017 aura été une année marquée par l'engouement des enchères "live" et l'utilisation accrue d'Instagram par les collectionneurs. Partagé sur Facebook, vu sur Instagram, visionné sur YouTube, alerté via Twitter ou tout autre réseau grâce à l’usage d’un mot-clé (#hashtag)... 450 000 internautes dans le monde ont suivi en direct le 15 novembre 2017 la vente du Salvator Mundi de Léonard de Vinci sur la page Christie's Facebook. Une œuvre du street artist Kaws a été repérée sur le compte Instagram de Tajan avant d’être vendu le 7 décembre 2017 au collectionneur qui a fait le déplacement... Comment les médias sociaux sont-ils en train de transformer le « parcours achat » des maisons de vente ? Dans un contexte où l’e-commerce continue à se développer (+ 7% des volumes de commandes en ligne en France en 2017 et 37% des commandes via le mobile contre 25% en 2016 -Source Fevad 2018), les salles de ventes ont un intérêt stratégique à renforcer leur présence digitale.

> Lire l'étude Smiling People Les réseaux sociaux et le marketing des ventes aux enchères

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Des regards amusés et une croissance de plus de 30% des conversations sur le Net ont marqué la 44e édition de la FIAC, foire internationale d'art contemporain, qui s'est tenue à Paris, du 19 au 22 octobre 2017. L'Observatoire du Web social dans l'art contemporain que je dirige depuis 2011, en partenariat avec Talkwalker, leader européen du Social Media Intelligence, dévoile le résultat de son étude.

Avec leur "performance artistique sur la naïveté hébétée", le duo satirique "Catherine et Liliane" sur Canal+ fait sourire la Toile depuis le 20 octobre... Les humoristes Alex Lutz et Bruno Sanches se sont attaqués à la FIAC, rendez-vous des amateurs d'art éclairés. "Le trombone, une œuvre d'art? Pas du tout. C'est un manifeste sur le sentiment de repli et d'attachement dans l'espace professionnel moderne." Le ton est donné et la vidéo a fait le tour des réseaux sociaux: 200.000 vues, 7200 réactions, 3200 partages... Ce n'est pas la première fois que la foire parisienne inspire la moquerie. En 2015, Le Gorafi publiait avec succès l'histoire d'un interrupteur sur le stand 123 qui aurait plongé –fictivement– les visiteurs dans la plus grande confusion.

+ 30% des conversations sur le Net, soit 13.000 personnes à commenter et à réagir: un engouement qui se conjugue avec l'augmentation de 2,5% du nombre d'entrées au Grand Palais, soit près de 74.000 entrées en 5 jours. 27.600 citations de la FIAC exactement contre 21.200 en 2016. Voilà ce qu'a établi l'étude détaillée de L'Observatoire du Web social dans l'art contemporain, bureau d'études que j'ai créé en 2011 (on peut retrouver l'étude 2016 sur ici). Côté presse, à noter une prédominance des regards d'outre-Atlantique à travers les articles de Mark Beech publiés par Blouin Art Info et de Ted Loos du New-York Times qui souligne, à juste titre, l'attrait grandissant du Hors les Murs.

Sur Instagram, c'est aussi "le boom", à l'image de l'émoji qui figure dans la cartographie des sentiments! En deux ans, le réseau social de partage de photos et de vidéo a doublé son nombre d'utilisateurs, passant de 400 à 800 millions dans le monde. Le compte du Musée du Louvre @MuseeLouvre est passé de 800.000 à 1,3 millions d'abonnés en un an. En 2017, il propulse une œuvre de l'artiste français Erik Dietman (1937-2002) installée dans le Jardin des Tuileries. Mais un musée du Louvre moins présent que les années précédentes. C'est le Japonais Takashi Murakami qui lui a volé la vedette en publiant sur son compte Instagram @takashipom trois images de sa propre sculpture, "Flame of Desire-Gold" likées plus de 5 000 fois chacune. Et il n'est pas le seul artiste à s' auto-publier.

Un comparatif des conversations sur le Net FIAC Vs Frieze London, une dizaine de jours auparavant, montre que la foire française a touché son public. Avec une portée et un engagement moindre cependant.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

La France n'a pas pris massivement le virage des réseaux sociaux dans le marché de l'art contemporain contrairement aux Etats-Unis ou à la Chine. Pourquoi une telle frilosité? Décryptage des résultats de l'étude "Marché de l'art et Web social en 2016" menée par l'Observatoire du Web social dans l'art contemporain que je dirige, et qui sera présentée mardi 15 mars 18h à l'Ecole nationale supérieure des Arts Décoratifs, Paris.

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Kader Attia a été  l’artiste le plus présent sur la Toile en 2016 en raison du Prix Marcel-Duchamp. 32% des 130,8K mentions enregistrées du 1er juillet 2016 au 20 janvier 2017. Retour sur cette distinction qui honore « un artiste français ou résidant en France, représentatif de sa génération ».

La visibilité de Kader Attia connaît un pic de 15 jours autour de la remise du Prix. C’est sur Twitter que l’information est relayée en majorité (54%). À noter que les messages postés sur la plateforme de micro-blogging sont à l’origine d’un fort taux d’engagement puisque 5,6K actions produisent un total de 52 millions de vues.
La notoriété de Kader Attia va bien au-delà de l’hexagone comme en témoigne la cartographie d’influence. 40% des retombées se font en France, 26% aux États-Unis, 6% en Allemagne. Début 2017, une progression de +22% s’observe en Algérie, aux Émirats Arabes Unis et au Cameroun. Le Prix Marcel-Duchamp marque une actualité riche pour l’artiste franco-algérien qui a fondé un bar-agora à Paris, La Colonie, nouveau lieu de rencontres où l’hybridation est abordée entre art, théorie et pratiques politiques. Comment redéployer la pensée, la réengager, est au cœur des débats qui se poursuivent sur Facebook. Également, sa participation à la 13e Biennale de Sharjah anime les conversations.

Méthodologie : cette étude est réalisée par l’Observatoire du Web social dans l’art contemporain qui, chaque année, établit un panorama des tendances Web autour d’un panel de plusieurs centaines d’artistes dans le monde. Les données sont fournies par Talkwalker, outil de veille et d’analyse de la viralité. Près de 150 millions de sources sont analysées dont les réseaux sociaux Weibo (leader en Chine) et VKontakte (leader en Russie).